Menu
Atélier Mobile

Pour les besoins des populations en milieu rural et urbain (formation professionnelle et perfectionnement des jeunes; vente et réparation des équipements agricoles;  dépannage des véhicules etc). 

mobile.png

Allo Allo Service

Vos commentaires
Que pensez-vous du nouveau site d'AJA Mali?
 
Génial !
Bien
Moyen
Bof...
Je vais prendre un autre outil
Résultats
Visites

 16669 visiteurs

 4 visiteurs en ligne

Présentation - Contexte

Presentation Galerie.jpgGalerie1.jpg


Contexte


Le Réseau des micro entreprises est un regroupement d’artisans de différents corps de métiers ayant directement bénéficié de divers appui-conseils de AJA Mali au cours des quatre (4) dernières années ou d’autres artisans intéressés par ce type d’appui.  Ce regroupement créé en décembre 2000 est composé de trois (3) grands groupes  artisanaux, à savoir le groupe de BTP (Bâtiment Travaux Publics) formé d’artisans spécialistes des métiers du bâtiment, de la menuiserie bois et de la menuiserie métallique, le groupe de tourisme équitable formé de guides touristiques et le groupe de l’Artisanat d’art misant sur la stratégie de commerce équitable et formés d’artisans d’art.  Dans le but d’assurer la promotion des produits de l’artisanat d’art et de créer les conditions d’une meilleure vente de produit et d’un développement socioprofessionnel de ces membres, ce dernier groupe a mis en place dans un local sous loué avec AJA Mali une galerie des objets d’art et adopté une stratégie de commerce équitable comme base de relations commerciales avec la clientèle du nord et une clientèle  au sud.

Peu après la création de la galerie (espace FERE KENE), le groupe de commerce équitable a noué une relation de partenariat solide avec Siri Kura, une boutique de Commerce équitable basée en France.  Depuis lors ce partenariat a permis au groupe de commerce équitable de peaufiner sa stratégie d’activités.

En quelques mots… Fèrè Kènè

FERE KENE porte la signification d’un espace du village où les jeunes talents exposent leurs savoirs, leurs talents tout en opérant et en respectant les principes de base et techniques traditionnelles.  FERE KENE signifie en bambara la « création ou l’innovation » qui s’harmonise  avec l’objectif premier de notre activité, c’est-à-dire de permettre aux artisans du réseau des micro entreprises du Mali (RME MALI) de développer une activité artisanale prospère et durable.

Il était une fois… Fèrè kènè

L’espace FERE KENE a été créé en juin 2001 et est l’un des 5 volets du réseau des micros entrepreneurs d’AJA MALI.  FERE KENE a vu le jour suite à l’observation d’un constat par lequel les artisans locaux de Bamako ne parvenaient pas à développer une activité artisanale qui leur permettait de subvenir à leurs besoins les plus vitaux tel que la nourriture, l’habillement, veiller à leur bonne santé ainsi que l’éducation.  Cette dernière situation est la résultante d’un certain nombre de facteurs explicatifs tels que la méconnaissance des prix de vente, une méconnaissance des différents marchés ainsi qu’une déficience au niveau de la promotion des produits dû aux faibles ressources humaines et financières d’auto promotion de leur production.

  • Ces artisans ne comptent ni l’effort passé à la création et à la production d’une pièce, ni le coût réel de réalisation d’un article, même semi-fini.  Les prix qu’ils fixent sont aléatoires et bien souvent en deçà des coûts réels de fabrication (tel que calculés dans les sociétés occidentales, c'est-à-dire tenant compte du coût de la matière première, de la main d’œuvre, du transport, etc.)
  • L’objet artisanal passe trois ou quatre intermédiaires avant d’être présenté au consommateur final, à un prix évidemment beaucoup plus élevé que celui versé à l’artisan.  Or, ces intermédiaires sont en majorité des grands commerçants ou des fonctionnaires qui « arrondissent leur fin de mois ».  Ces intermédiaires ont souvent plusieurs activités génératrices de revenus.  Il ne s’agit pas ici de vouloir détruire tout un circuit de commercialisation, dont le revenu est réinjecté dans l’économie informelle, mais il s’agit  de montrer que l’artisanat génère de l’argent pour ceux qui, finalement, n’en n’ont pas le plus besoin.  La valeur ajoutée qui découle de la commercialisation d’un objet artisanal, aussi élevée soit elle, ne profite en rien à l’artisan.
  • Les artisans n’ont, d’une part, pas ou très peu accès aux crédits proposés par les instituts de micro finance, les « banques pour les pauvres », car ils ne peuvent apporter l’épargne nécessaire à l’ouverture
  • d’un compte ou à l’octroi d’un prêt.  Une fois encore ce ne sont que les intermédiaires du circuit de commercialisation qui peuvent en bénéficier.

  • Enfin les populations rurales, en majorité composées d’artisans et d’agriculteurs, sont de plus en plus contraints de se rapprocher des villes, en raisons des conditions climatiques et atmosphériques, peu propices, qui rendent leurs activités agricoles incertaines.  Cet exode rural a des conséquences premières très néfastes pour ces populations (précarité du logement, précarité du travail, développement d’un marché du travail informel, développement des épidémies et une surpopulation urbaine…) et désastreuse à long terme pour l’économie de la sous région et du pays tout entier.  Le développement de l’activité artisanale en milieu rural pourrait assurer à ces populations un revenu fixe et leur permettre de poursuivre le travail de la terre sans toutefois en être dépendantes.
  • Les artisans occupent une place centrale dans le développement économique des pays du sud.  Après quelques décennies de leur promotion, plusieurs artisans produisent des articles et services destinés surtout à une population de faible revenu, occupent et forment un nombre très important de travailleurs, dans différents domaines de l’artisanat, s’organisent individuellement ou au sein des Associations, coopératives, GIE, fédérations, Réseaux, etc.
  • Pour un artisan, développer son affaire ou intégrer l’économie formelle signifie l’élargissement de sa clientèle ou décrocher de nouveaux marchés autres que ceux de proximité avec lesquels il subsiste dans l’économie informelle.
  • Les marchés qu’il vise et qui lui permettraient de développer son affaire sont pour la plupart en dehors de l’économie informelle, de plus, ils sont régis par des règles qui lui échappent dans un contexte qu’il ne maîtrise pas.  Chercher à comprendre ce contexte et les règles qui le régissent est nécessaire pour pouvoir développer son affaire ou intégrer l’économie formelle.

Date de création : 04/10/2009 : 07:48
Dernière modification : 20/05/2010 : 10:49
Catégorie : Présentation
Page lue 385 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !



L'ONG AJA MALI

Fermer AJA

Fermer Domaines d'intervention

Fermer Réalisations

Fermer Parcours Bénéficiaires

Fermer Partenariats

Fermer Les Projets

Fermer Documentation

EQUIPE AJA MALI
equipe.jpg
 
Espace FÈRÈ KÈNÈ

Fermer Présentation

Fermer Catalogues des artisans

Fermer GALERIE

Appui aux jeunes ruraux
Calendrier
Vidéo
^ Haut ^